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.merci a toutes et a tous de me faire rever.....couc ou.le copier /coller ne me derange pas puisque je le prat...
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Date de création : 06.05.2007
Dernière mise à jour : 21.11.2009
22923 articles


differentes fables

les saints du jour

Publié le 01/05/2008 à 12:00 par mimi40n2
les saints du jour
Aujourd'hui nous fêtons : Fête du travail, Ascension,Saints Jérémie, Brieux, Florine et Tamara

Le dicton sexy du jour:

Saint Jérémie, profite de l’accalmie pour lui faire des mimis même si elle est endormie, tu la séduis, tu visites son anatomie jusqu’à sa trémie.

nouvelles fables

Publié le 20/03/2008 à 12:00 par mimi40n2
Mieux que la fontaine, le loup et l'escalope?
Une escalope se désaltérait
Dans le courant d’une onde pure.
Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
« Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
— Sire, répond l’escalope, que votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt qu’elle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous d’Elle,
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
— Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
— Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né


c'est quand meme plus logique une escalope pas née, à la place d'un agneau non!!!




ce que vous connaissez

Publié le 13/03/2008 à 12:00 par mimi40n2
le mieux je pense la tirade


DON DIÈGUE
Rodrigue, as-tu du cœur ?
DON RODRIGUE
Tout autre que mon père
L'éprouverait sur l'heure.
DON DIÈGUE
Agréable colère !
Digne ressentiment à ma douleur bien doux !
Je reconnais mon sang à ce noble courroux ;
Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte.
Viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ;
Viens me venger.
DON RODRIGUE
De quoi ?
DON DIÈGUE
D'un affront si cruel,
Qu'à l'honneur de tous deux il porte un coup mortel :
D'un soufflet. L'insolent en eût perdu la vie ;
Mais mon âge a trompé ma généreuse envie ;
Et ce fer que mon bras ne peut plus soutenir,
Je le remets au tien pour venger et punir.
Va contre un arrogant éprouver ton courage :
Ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage ;
Meurs ou tue. Au surplus, pour ne te point flatter,
Je te donne à combattre un homme à redouter ;
Je l'ai vu, tout couvert de sang et de poussière,
Porter partout l'effroi dans une armée entière.
J'ai vu par sa valeur cent escadrons rompus ;
Et pour t'en dire encor quelque chose de plus,
Plus que brave soldat, plus que grand capitaine,
C'est...
DON RODRIGUE
De grâce, achevez.
DON DIÈGUE
Le père de Chimène.
DON RODRIGUE
Le...
DON DIÈGUE
Ne réplique point, je connais ton amour,
Mais qui peut vivre infâme est indigne du jour ;
Plus l'offenseur est cher, et plus grande est l'offense.
Enfin tu sais l'affront, et tu tiens la vengeance :
Je ne te dis plus rien. Venge-moi, venge-toi ;
Montre-toi digne fils d'un père tel que moi.
Accablé des malheurs où le destin me range,
Je vais les déplorer. Va, cours, vole, et nous venge.


image du cid

Publié le 13/03/2008 à 12:00 par mimi40n2
du cid



le personnage du cid



gavroche plusieurs dialigues

Publié le 30/01/2008 à 12:00 par mimi40n2
« Navet, l'ami à Gavroche » (9 ans), répond aux insurgés qui préparent la barricade et l'invitent à déjeuner :
— Je ne peux pas, je suis du cortège, c'est moi qui crie à bas Polignac.


À Javert, démasqué et fait prisonnier par les insurgés de la barricade :
— C'est la souris qui a pris le chat.


Au insurgés qui refusent de lui donner un fusil après qu'il ait contribué à démasquer Javert :
— Je vous laisse le musicien, mais je veux la clarinette.


Après avoir brisé la vitre d'un réverbère, dans la rue qui s'assombrit:
— C'est ça, la vieille rue, mets ton bonnet de nuit.


À Jean Valjean qui veut lui donner une pièce de cent sous :
— Bourgeois, j'aime mieux casser les lanternes. Reprenez votre bête féroce. On ne me corrompt point. Ça a cinq griffes ; mais ça ne m'égratigne pas.


À Jean Valjean, dont il ignore le nom et à qui il remet la lettre que Marius lui a demandé d'apporter à Cosette :
— Et dépêchez-vous, monsieur Chose, puisque Mamselle Chosette attend.


Gavroche « emprunte » une charrette à un ivrogne qui cuve son vin dans la rue et lui laisse un reçu :
République française.
« Reçu ta charrette. »
Signé : « Gavroche. »


Dialogue (surréaliste) entre Gavroche et un sergent de ville qui le questionne pour savoir où il va en pleine nuit avec sa charrette :
Gavroche (au sergent) — Bonjour, l’ordre public.
Sergent — Où vas-tu, voyou ?
Gavroche — Citoyen, je ne vous ai pas encore appelé bourgeois. Pourquoi m’insultez-vous ?
Sergent — Où vas-tu, drôle ?
Gavroche — Monsieur, vous étiez peut-être hier un homme d’esprit, mais vous avez été destitué ce matin.
Sergent — Je te demande où tu vas, gredin ?
Gavroche — Vous parlez gentiment. Vrai, on ne vous donnerait pas votre âge. Vous devriez vendre vos cheveux cent francs la pièce. Cela vous ferait cinq cents francs.
Sergent — Où vas-tu ? Où vas-tu ? Où vas-tu, bandit ?
Gavroche — Voilà de vilains mots. La première fois qu’on vous donnera à téter, il faudra qu’on vous essuie mieux la bouche.
Sergent (qui brandit sa baïonnette) — Me diras-tu où tu vas, à la fin, misérable ?
Gavroche ? Mon général, je vas chercher le médecin pour mon épouse qui est en couches.
Sergent — Aux armes !





Aux insurgés de la barricade face au gros de l'armée :
— Je vous autorise à leur flanquer une pile indigne.


Gavroche, hors de la barricade pour récupérer des cartouches sur les cadavres, devient la cible des soldats et les balles sifflent autour de lui :
— Fichtre ! Voilà qu'on me tue mes morts.

gavroche

Publié le 30/01/2008 à 12:00 par mimi40n2
Gavroche, archétype du gamin de Paris



« Paris a un enfant et la forêt a un oiseau ; l'oiseau s'appelle le moineau ; l'enfant s'appelle le gamin.
Accouplez ces deux idées qui contiennent, l'une toute la fournaise, l'autre toute l'aurore, choquez ces étincelles, Paris, l'enfance ; il en jaillit un petit être. Homuncio, dirait Plaute.
Ce petit être est joyeux. Il ne mange pas tous les jours et il va au spectacle, si bon lui semble, tous les soirs. Il n'a pas de chemise sur le corps, pas de souliers aux pieds, pas de toit sur la tête ; il est comme les mouches du ciel qui n'ont rien de tout cela. Il a de sept à treize ans, vit par bandes, bat le pavé, loge en plein air, porte un vieux pantalon de son père qui lui descend plus bas que les talons, un vieux chapeau de quelque autre père qui lui descend plus bas que les oreilles, une seule bretelle en lisière jaune, court, guette, quête, perd le temps, culotte des pipes, jure comme un damné, hante les cabarets, connaît des voleurs, tutoie des filles, parle argot, chante des chansons obscènes, et n'a rien de mauvais dans le cœur. C'est qu'il a dans l'âme une perle, l'innocence, et les perles ne se dissolvent pas dans la boue. Tant que l'homme est enfant, Dieu veut qu'il soit innocent.
Si l'on demandait à l'énorme ville : Qu'est-ce que c'est que cela ? elle répondrait : C'est mon petit. »




Né en 1820, il est le fils des Thénardier qui ne l'aiment pas, ne veulent pas de lui et c'est pour cela qu'il vit dans la rue (il a l'habitude de dire « Je rentre dans la rue » quand il sort d'une maison). Il ne les voit que de temps à autre mais il aidera tout de même son père à s'évader de prison. Gavroche connaît ses sœurs aînées, Éponine et Azelma, mais pas ses deux frères cadets qui ont été adoptés en très bas âge suite à une sordide tractation de leurs parents. Après l'arrestation de leur mère adoptive, alors que les deux enfants se retrouvent à la rue, Gavroche les recueille sans savoir que ce sont ses frères. Mais ils s'égarent dans Paris le lendemain et on ne les revoit qu'une seule fois, cherchant à manger. Le lecteur ne sait pas ce qu'ils sont devenus.

Gavroche connaît bien la bande « Patron-Minette », des malfaiteurs que Thénardier sollicite pour ses mauvais coups.

Gavroche meurt le 6 juin 1832, peu après Éponine, près de la même barricade de la rue de la Chanvrerie, pendant l'Insurrection républicaine à Paris en juin 1832, en tentant de récupérer des cartouches non brûlées pour ses camarades insurgés et en chantant une célèbre chanson qu'il n'a pas le temps d'achever

La mort de Gavroche


Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche, fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l'air de s'amuser beaucoup. C'était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l'ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s'effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les gibernes et remplissait son panier. Les insurgés, haletants d'anxiété, le suivaient des yeux. La barricade tremblait ; lui, il chantait. Ce n'était pas un enfant, ce n'était pas un homme ; c'était un étrange gamin fée. On eût dit le nain invulnérable de la mêlée. Les balles couraient après lui, il était plus leste qu'elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s'approchait, le gamin lui donnait une pichenette.
Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l'enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s'affaissa. Toute la barricade poussa un cri ; mais il y avait de l'Antée dans ce pygmée ; pour le gamin toucher le pavé, c'est comme pour le géant toucher la terre ; Gavroche n'était tombé que pour se redresser ; il resta assis sur son séant, un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l'air, regarda du côté d'où était venu le coup, et se mit à chanter :

Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à...




Il n'acheva point. Une seconde balle du même tireur l'arrêta court. Cette fois il s'abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s'envoler.



On est laid à Nanterre,
C'est la faute à Voltaire,
Et bête à Palaiseau,
C'est la faute à Rousseau.

Je ne suis pas notaire,
C'est la faute à Voltaire,
Je suis petit oiseau,
C'est la faute à Rousseau. Joie est mon caractère,
C'est la faute à Voltaire,
Misère est mon trousseau,
C'est la faute à Rousseau.

Je suis tombé par terre,
C'est la faute à Voltaire,
Le nez dans le ruisseau,
C'est la faute à...

les barricades

Publié le 30/01/2008 à 12:00 par mimi40n2
les barricades
Toute l'action de ce tome est sous-tendue par l'émeute de juin 1832 et la barricade de la rue Saint-Denis. Victor Hugo estime même que c'est en quelque sorte là le cœur du roman[. Le premier livre replace les évènements dans le contexte historique de la situation insurrectionnelle à Paris au début de l'année1832.

Ensuite se déroulent en parallèle plusieurs vies qui vont converger vers la rue de la Chanvrerie. Victor Hugo précise d'abord le personnage d'Éponine, amoureuse déçue de Marius, ange du bonheur quand elle confie à Marius l'adresse de Cosette ou quand elle défend le domicile de celle-ci contre l'attaque de Thénardier et sa bande, ange du malheur quand elle envoie Marius sur la barricade ou qu'elle lui cache la lettre de Cosette. Éponine martyr de l'amour quand elle intercepte la balle destinée à Marius et qu'elle meurt dans ses bras.

L'auteur renoue ensuite avec le parcours de Jean Valjean et Cosette depuis leur entrée au couvent du Petit-Picpus. On assiste à l'éclosion de Cosette. À la remarque de la prieure du couvent, « Elle sera laide» répond l'observation de Toussaint « Mademoiselle est jolie. Grâce aux informations d'Éponine, l'idylle entre Cosette et Marius peut reprendre rue Plumet initiée par une lettre d'amour (un cœur sous une pierre) et se poursuit jusqu'au départ précipité de Jean Valjean et Cosette pour la rue de l'Homme-Armé.

Victor Hugo complète ensuite le personnage de Gavroche, gamin des rues, spontané et généreux, capable de gestes gratuits (la bourse volée à Montparnasse et donnée à Mabeuf, l'aide apportée à l'évasion de son père). On le découvre aussi paternel et responsable quand il recueille les deux gamins perdus dont il ignore qu'il est le frère.

Tous les protagonistes de l'histoire, ou presque, convergent alors vers la rue de la Chanvrerie et la barricade de la rue Saint-Denis : les amis de l'ABC par conviction révolutionnaire, Mabeuf et Marius par désespoir, Éponine par amour, Gavroche par curiosité, Javert pour espionner et Jean Valjean pour sauver Marius.

eponine

Publié le 30/01/2008 à 12:00 par mimi40n2
Elle est l'aînée des enfants des Thénardier. Elle a le même âge que Cosette, toutes les deux sont nées vers la fin de l'année 1815. Éponine a une sœur, Azelma, sa cadette de deux ans et leur frère cadet est Gavroche, né au début de l'hiver 1820. Elle a deux frères encore plus jeunes dont elle semble ignorer l'existence tout comme Azelma et Gavroche, ces petits derniers ayant fait l'objet d'une sordide tractation de la part de leurs parents.

Elle tombe amoureuse de Marius qui est son voisin dans la misérable masure Gorbeau du boulevard de l'Hôpital à Paris où elle habite avec sa famille en 1832. Il ne l’a jamais remarquée jusqu’au jour où, envoyée par son père pour mendier, elle fait irruption dans sa chambre. Marius sera ébranlé par Éponine, portrait emblématique de la faim ou, plus précisément selon Hugo, celui de « la misère de l’enfant. » Ce qui nous vaut parmi les pages les plus poignantes du roman, celui de la dégradation de l’humain par la faim :




« Sans attendre qu’il lui dît d’avancer, elle entra. Elle entra résolument, regardant avec une sorte d’assurance qui serrait le cœur, toute la chambre et le lit défait. Elle avait les pieds nus. De larges trous à son jupon laissaient voir ses longues jambes et ses genoux maigres. Elle grelottait.
La jeune fille allait et venait dans la mansarde avec une audace de spectre. Elle se démenait sans se préoccuper de sa nudité. Par instants, sa chemise défaite et déchirée lui tombait presque à la ceinture. Elle remuait les chaises, elle dérangeait les objets de toilette posés sur la commode, elle touchait aux vêtements de Marius, elle furetait ce qu’il y avait dans les coins.
— Tiens, dit-elle, vous avez un miroir !
Et elle fredonnait, comme si elle eût été seule, des bribes de vaudeville, des refrains folâtres que sa voix gutturale et rauque faisaient lugubres. Sous cette hardiesse perçait je ne sais quoi de contraint, d’inquiet et d’humilié. L’effronterie est une honte.
Rien n’était plus morne que de la voir s’ébattre et pour ainsi dire voleter dans la chambre avec des mouvements d’oiseau que le jour effare, ou qui a l’aile cassée. On sentait bien qu’avec d’autres conditions d’éducation et de destinée, l’allure gaie et libre de cette jeune fille eût pu être quelque chose de doux et de charmant. Jamais parmi les animaux la créature née pour être une colombe ne se change en une orfraie. Cela ne se voit que parmi les hommes. »
C’est avec le monologue d’Éponine affamée qu’Hugo va faire du Kafka avant la lettre, avec cette tirade hallucinée et délirante de la « faim » et qui nous ramène à un problème toujours actuel en pleine civilisation occidentale du XXIe siècle :

« Des fois je m’en vais le soir. Des fois je ne rentre pas. Avant d’être ici, l’autre hiver, nous demeurions sous les arches des ponts. On se serrait pour ne pas geler. Ma petite sœur pleurait. L’eau, comme c’est triste ! Quand je pensais me noyer, je disais : Non, c’est trop froid. Je vais toute seule quand je veux, je dors des fois dans les fossés. Savez-vous, la nuit, quand je marche sur le boulevard, je vois des arbres comme des fourches, je vois des maisons toutes noires grosses comme les tours de Notre-Dame, je me figure que les murs blancs sont la rivière, je me dis : Tiens, il y a de l’eau là ! Les étoiles sont comme des lampions d’illuminations, on dirait qu’elles fument et que le vent les éteint, je suis ahurie, comme si j’avais des chevaux qui me soufflent dans l’oreille ; quoique ce soit la nuit, j’entends des orgues de Barbarie et les mécaniques des filatures, est-ce que je sais, moi ? Je crois qu’on me jette des pierres, je me sauve sans savoir, tout tourne, tout tourne. Quand on n’a pas mangé, c’est très drôle. »
Mais Marius n'aimera jamais que Cosette. Partagée entre la jalousie et le désir de plaire à l'élu de son cœur, Éponine sera tentée d'éloigner les amoureux l'un de l'autre lorsque l'occasion se présentera après avoir pourtant facilité leur rencontre. Mais, même manipulée par son père, elle protégera Marius à plusieurs reprises, allant même jusqu'à défier Thénardier et sa redoutable bande de Patron-Minette lorsque le bonheur de celui-ci sera menacé.

Finalement, incapable de voir Marius malheureux, elle n'hésitera pas, après l'avoir attiré puis suivi jusqu'à une barricade de l’insurrection du 5 juin 1832, à s'interposer entre lui et le soldat qui le visait pour mourir à sa place. Elle sera ainsi le premier instrument du bonheur de Marius en lui remettant la lettre de Cosette avant d'expirer sur la barricade de la rue de la Chanvrerie où Hugo a situé l'action (aujourd'hui rue Rambuteau, près du Forum des Halles).

marius

Publié le 30/01/2008 à 12:00 par mimi40n2
Marius
L'action se déroule en 1832. Le père Fauchelevent est mort. Cosette a 17 ans et a quitté le couvent. Le tome s'ouvre et se referme sur le personnage de Gavroche. Victor Hugo se lance dans une longue digression sur le gamin de Paris, âme de la ville dont la figure emblématique est Gavroche, fils des Thénardier mais surtout garçon des rues.

Victor Hugo axe tout le tome sur la personne de Marius en qui il se reconnaît jeune. Il avouera même avoir écrit avec Marius ses quasi-mémoires [11]. On y découvre Marius, petit fils d'un royaliste, fils d'un bonapartiste, qui choisit son camp à 17 ans, quitte son grand-père et fréquente les amis de l'ABC, groupe de révolutionnaires idéalistes, et côtoie la misère.




Son destin croise celui de Cosette dont il tombe amoureux. On peut remarquer à ce sujet la tendresse de Victor Hugo décrivant avec humour et dérision ses premiers émois amoureux. Faisant fi de toute vraisemblance dramatique, Victor Hugo provoque la rencontre de Jean Valjean alias Madeleine - Fauchelevent - Leblanc - Fabre avec Thénardier alias Jondrette - Fabantou - Genflot sous les yeux d'un Marius témoin invisible de la confrontation, dans cette même masure Gorbeau rencontrée au tome II. Superbe face-à-face de deux personnages aux noms multiples qui se cachent de la justice mais dont l'un est descendu jusqu'au fond de l'infamie tandis que l'autre accède à la noblesse morale. Toute la fin du tome est digne des Mystères de Paris avec bande de voleurs et d'assassins, guet-apens, victime prise en otage et menacée, intervention de la police et apparition de Javert. Marius découvre ainsi que le sauveur de son père est un infâme bandit et que le père de celle dont il est amoureux se cache de la police.

la famille thenardiers

Publié le 30/01/2008 à 12:00 par mimi40n2
La famille est composée du père, de la mère, des deux filles Éponine et Azelma, du petit Gavroche et de deux autres garçons encore plus jeunes (on ignorera toujours leurs prénoms) dont le couple s'est « débarrassé » lors d'une sordide transaction. Le père est un ancien soldat devenu sergent et médaillé à la bataille de Waterloo, d'où le nom de son auberge.

Fantine ne peut plus garder son enfant car elle retourne dans sa ville natale pour y chercher du travail et, en 1818, une fille-mère était rejetée par la société. Elle « confie » donc Cosette aux Thénardier qui jurent de bien s'en occuper mais, jaloux de voir cette petite Cosette toute fraîche et jolie, ils en font leur servante et la brutalisent. Cosette devient malheureuse et triste tandis que le couple Thénardier réclame des sommes de plus en plus considérables à Fantine.




Ces Thénardier sont des menteurs et des fourbes mais on peut penser que c'est dû en partie à la misère (le développement d'Hugo dans « Le Mauvais pauvre »). Leur auberge fait faillite après que Jean Valjean a retrouvé Cosette et l'a emmenée à Paris. La famille Thénardier part aussi s’installer à Paris où elle change de nom, elle devient la famille « Jondrette ».

Victor Hugo rend le ménage Thénardier antipathique alors qu’on va s'apitoyer sur leurs enfants exploités sans vergogne. Pour survivre, le couple n’hésite pas à recourir à toutes sortes de moyens criminels du plus léger au rédhibitoire (exploitation éhontée de la pauvreté, vols, cambriolages, agressions voire assassinat). De ce fait, la famille côtoie différents milieux interlopes (le banditisme, la prostitution), ce qui permet à Hugo de se pencher sur les causes sociales de ces comportements et de nous faire réfléchir en évitant de condamner systématiquement certains agissements.

Tout au long du roman, les destins de Jean Valjean, de Cosette, de Marius, ne cesseront de croiser ceux des Thénardier qui joueront, en bien et en mal, un rôle essentiel dans la vie des trois protagonistes.


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